Peut-on considérer cette consultation publique représentative et impartiale alors que celle ci n’a fait l’objet que de très peu de communication? Comment expliquer qu’elle a été organisée par SUEZ ,opérateur privé, qui a manifestement un intérêt financier dans ce projet? Pourquoi un troisième four alors que la Région s’engage vers zéro déchet en 2050? Pourquoi multiplier des trajets en camion pour incinérer des des déchets qui viennent d’autres du département voisin?

Nous vous remercions pour votre contribution et l’intérêt que vous portez au projet.

Il convient tout d’abord de rappeler que cette concertation n’a aucun caractère obligatoire et qu’elle est menée à l’initiative de ValEco qui a considéré utile de présenter officiellement le projet et de débattre de son opportunité en amont avec l’ensemble des acteurs du territoire intéressés.

La concertation préalable a été menée dans le respect de la règlementation en vigueur (article L121-16 et suivants du Code de l’environnement). Valcante et ValEco ont procédé à une annonce de la concertation :

  • par voie d’affichage (affiche jaune transmises aux 10 mairies du périmètre)
  • par publication locale (encart presse dans La Nouvelle République et La Renaissance du Loir-et-Cher)
  • par voie dématérialisée (site internet de la concertation).

Un communiqué de presse a également été diffusé aux médias locaux le 25 novembre 2021, aboutissant à plusieurs annonces de la réunion publique dans la presse écrite et radio.

Valcante et ValEco ont également proposé aux communes du périmètre de la concertation un « kit de communication » avec les éléments d’information à utiliser sur les supports disponibles des mairies : site internet, page Facebook, bulletins municipaux, etc.

Un dossier de concertation présentant le projet ainsi qu’une synthèse ont été mis à disposition dans les 10 mairies du périmètre concerné pour toutes les personnes intéressées. 

Des panneaux présentant le projet de la nouvelle ligne de Valorisation Énergétique ont par ailleurs été exposés lors de l’opération portes ouvertes de Valcante qui s’est tenue le 20 novembre dernier.

Une réunion publique s’est tenue le jeudi 2 décembre à Blois, à laquelle chacun était convié à venir écouter la présentation du projet par Valcante et ValEco et à s’exprimer lors des échanges qui ont suivi. La documentation (dossier de concertation et synthèse) ainsi que les panneaux étaient à disposition des participants. 

A l’issue de la concertation, un bilan du maître d’ouvrage sera mis en ligne sur le site de la concertation, qui présentera les principales observations recueillies ainsi que les enseignements qui seront pris par le maître d’ouvrage pour y répondre.

Il est important de préciser que cette concertation se tient en amont de la Demande d’Autorisation Environnementale et de la réalisation de l’étude d’impact. Ainsi la concertation préalable ne se substitue pas à l’Enquête Publique qui se déroulera le cas échéant en 2023 quand le projet aura muri et qu’il pourra être soumis plus en détail.

Concernant la légitimité de Valcante, il lui appartenait dans le cadre des missions qui lui étaient confiées dans la concession d’organiser cette concertation pour le compte de ValEco.

La Région s’engage effectivement vers zéro déchet en 2050. C’est un objectif dans lequel s’inscrit le projet et auquel tous les acteurs du territoire (collectivités, entreprises, citoyens) contribuent et devront continuer de contribuer. 

La Nouvelle Ligne de Valorisation Énergétique est conçue pour préparer les prochaines années jusqu’à cette date. Elle s’adapte aux caractéristiques des déchets de demain qui évoluent avec un plus fort pouvoir énergétique. Il convient également de noter qu’en 2046 l’installation sera au terme de sa durée d’amortissement. 

Un des objectifs du projet est de créer un outil capable de gérer les déchets au plus proche du lieu de production, afin justement de réduire les flux de camions sur les routes. 

Pour cette raison, le projet est dimensionné à une échelle locale. Il permettrait de réduire les trajets de camions par rapport à la situation actuelle des flux qui sont dirigés vers des centres d’enfouissement. Plus de 200 000 km seraient évités chaque année si la Nouvelle Ligne de Valorisation Énergétique est construite.