Pourquoi vouloir augmenter la capacité d’incinération de l’agglomération alors même que les capacité maximum de traitement des déchets ne sont pas atteinte et que pour garder l’incinérateur fonctionnel, il faut importer des déchets d’autres secteurs.
Aussi quel intérêts autres que la rentabilité et le profit ?
Notre pays s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Or ce projet, par les transports de déchets venant d’ailleurs de l’agglomération et du département, et la méthode de traitement des déchets ne correspondent pas aux objectifs de la loi climat et résilience car tous les déchets recyclables ne sont pas recyclés pour servir de combustible aux incinérateurs qui n’ont plus assez de déchets non-recyclables pour continuer de fonctionner sans avoir à être stoppés, ce qui cause des pertes financières aux investisseurs. L’économie doit être remis au service de l’écologie pour produire des bénéfices humains, du bien être, une garantie d’un avenir meilleur pour les générations futures. Plutôt que l’écologie soit un outil de l’économie pour produire des bénéfices financiers pour des actionnaires au détriment des intérêts pour le collectif, la communauté humaine, présente et à venir.
Ce projet est destructeur d’avenir, et brûle un peu plus les espoirs de maintenir le réchauffement climatique à une augmentation de 1,5° par rapport à l’ere industriel. Ceci est criminel et j’espère que prochainement le droit international permettra de punir les responsables et les promoteurs de ce genre d’ investissement qui vont à l’encontre de l’intérêt commun pour satisfaire la soif de profits d’investisseur et d’actionnaire .
Je suis donc opposé à ce projet qui est en infraction avec l’esprit de la loi climat et résilience.

Nous vous remercions pour votre contribution et l’intérêt que vous portez au projet.

ValEco est un syndicat mixte en charge du traitement des déchets pour un territoire qui regroupe 10 communes des Communautés de Communes Beauce Val de Loire et Grand Chambord, Agglopolys, ValDem et le Smictom d’Amboise, soit 245 000 habitants répartis sur les départements du Loir-et-Cher et de l’Indre-et-Loire. ValEco est une collectivité publique, soumise au droit des collectivités territoriales. Ainsi, ValEco est administré par son conseil syndical composé d’élus désignés au sein des conseils communautaires des adhérents. Il incombe à ValEco la mission de service public qui consiste à assurer le traitement des déchets produits sur son territoire. 

Concernant ce projet, il s’agit d’une prise de responsabilité d’un syndicat qui se doit de préparer l’avenir face aux changements qui s’opèrent en matière de gestion de déchets. A compter de 2026 les capacités de stockage auront été réduite de moitié (-480 000 t/an) et si de nouveaux outils n’ont pas été mis en œuvre d’ici là, il deviendra impossible pour ValEco d’assurer sa mission de service public, c’est-à-dire de traiter les déchets produits et présents sur le territoire.

Le projet s’inscrit bien dans une démarche de meilleure maîtrise des gaz à effets de serre. Comme c’est déjà le cas pour les deux lignes actuelles de Valcante, le projet permettra de valoriser de l’énergie thermique sur les futurs réseaux de chaleur. L’énergie ainsi valorisée grâce à l’énergie fatale issue des déchets correspond à d’autant moins d’énergie fossile consommée pour chauffer les logements ou produire de la vapeur nécessaire aux industriels.