La construction de cette unité prévoit un investissement énorme, aujourd’hui estimé entre 45 et 70 millions d’après ce que j’ai entendu.
Comment justifier un tel coût alors que :
– Nous devons aller vers une diminution importante des déchets puisqu’il y aura une obligation de ne plus bruler les déchets fermentescibles qui représentent jusque 30% des déchets ménagers
– Vous construisez une déchetterie du futur pour donner une second vie aux objets
– Les 2 fours actuels ont une capacité de 95 000 tonnes pour brûler nos ordures, et la production des 3 agglos ne correspond qu’à 35000 tonnes de déchets
– La région a une la démarche Zéro Déchet en 2050…
– Il y a le rapport du GIEC qui soulève la nécessité absolue de diminuer fortement les émissions de Gaz à Effet de Serre et une sobriété de notre consommation
Par ailleurs, je suis complètement révolté par le fait que l’étude de faisabilité soit elle-même réalisée par SUEZ qui devrait, si le programme se poursuit, construire ce nouvel équipement.
Comment dans ces conditions peut-on espérer un avis impartial et soucieux de l’intérêt général ?
Je suis absolument contre cette étude et la construction d’un troisième incinérateur.

Nous vous remercions pour votre contribution et l’intérêt que vous portez au projet.

Nous partageons l’objectif de réduire les déchets fermentescibles et de donner une seconde vie aux objets, qui sont une partie de la solution pour la gestion future de nos déchets. Cependant il est nécessaire de préparer nos territoires à l’après centre de stockage avec des outils adaptés à la qualité des déchets.

La production de déchets (Ordures Ménagères Résiduelles et Tout Venant de Déchèterie) du territoire de ValEco est d’environ 73 000 tonnes.

Aujourd’hui, les deux lignes actuelles de Valcante ne peuvent en prendre qu’une partie (environ 50 000 tonnes) car une partie de ces flux (les TVD) sont incompatibles techniquement.

Les deux lignes actuelles valorisent également des ordures ménagères provenant de quelques collectivités de proximité, les déchets d’activités de soin et des déchets d’activités économiques (DAE) du département.

La Région s’engage effectivement vers zéro déchet en 2050 et le projet est compatible avec ce plan. C’est un objectif auquel tous les acteurs du territoire, collectivités, entreprises et citoyens contribuent et devront continuer de contribuer. 

Néanmoins il faut préparer les prochaines années jusqu’à cette date et la Nouvelle Ligne de Valorisation Energétique est conçue pour cela. Elle s’adapte aux caractéristiques des déchets de demain qui évoluent avec un plus fort pouvoir énergétique. Il convient également de noter qu’en 2046 l’installation sera au terme de sa durée d’amortissement. 

Le projet s’inscrit bien dans une démarche de meilleure maîtrise des gaz à effets de serre. Comme c’est déjà le cas pour les deux lignes actuelles de Valcante, le projet permettra de valoriser de l’énergie thermique sur les futurs réseaux de chaleur. L’énergie ainsi valorisée grâce à l’énergie fatale issue des déchets correspond à d’autant moins d’énergie fossile consommée pour chauffer les logements ou produire la vapeur nécessaire aux industriels.

La concession du Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) de Blois a fait l’objet en 2019 d’un appel d’offres public auquel Valcante s’est porté candidat, et dans lequel figurait la construction d’une nouvelle ligne ainsi que les études préalables à sa construction.

La réalisation de ces études est donc précisément un des objets de la mission qui a été confiée à Valcante par ValEco en 2020 dans le cadre du contrat de concession.

ValEco (le syndicat de traitement qui regroupe ValEco collecte/Agglopolys/SMICTOM d’Amboise/VALDEM) a décidé de confier la Concession à Valcante dans des conditions économiques fixées contractuellement en 2020.